" Si courir ou marcher était notre seul but, nous passerions à côté de moments inoubliables "

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Arrivée le 20 avril à Madagascar à Tananarive, la première île de mon voyage. Le passage à la douane se fait sans encombre et en plus le visa est gratuit si vous restez 30 jours. Je rejoins l’auberge que j’avais réservé pour être tranquille dès mon arrivée dans ce nouveau pays. Je change la monnaie qu’il me reste.

Image MadagascarAlors pour que vous sachiez, si vous partez d’Afrique du Sud et que vous allez à Madagascar, il n’y a aucun problème pour changer votre argent éviter de le changer en dollars pour ensuite le changer à nouveau en monnaie locale (ariary). Et oui ça arrive à des gens bien ! 🙂

Je découvre cette ville très grande, les rues, les taxis restés dans les années 50. Êtes vous déjà montés dans une deux chevaux ? A part celle de votre grand père ? On a même peur de ne pas finir le trajet mais c’est vraiment à tester et très peu cher.
A peine arrivée je fais connaissance avec deux espagnols, Ramos et Christian, qui me proposent, après quelques heures de discussions, de les suivre dans un voyage qu’ils ont prévu le lendemain. Je fonce, c’est une superbe idée, je vais voir du pays avant ma course de la semaine prochaine ! En plus, coup de chance une Française, Fanny, pourra récupérer mon dossard si je ne rentre pas à temps de ma petite expédition.

Une semaine de retour aux sources : La Tsi Iribihina

Tsi IribihinaDès le lendemain, me voilà embarquée dans une semaine de traversée d’un des fleuves de Madagascar, j’ai nommé la Tsiribihina ( à prononcer la Tsi-ri-bine). Nous sommes 9 dans notre petit groupe de tous horizons : la France métropolitaine, Mayotte, la Réunion, l’Espagne et la Slovénie. Qui l’eut cru, rencontrer des Slovènes à Madagascar, il fallait le faire. Le courant passe très bien, sans jeu de mot avec la rivière bien entendu ! Nous avons de super guides, piroguiers et cuisiniers. Ici à Madagascar, vous pouvez faire les trois sans problème. Tiens ça me fait penser à une de leur expression : “Tsi problem”. Qui veut, comme vous devez vous en douter, pas de problème. Je commence à comprendre que dans chaque pays, il faut apprendre bonjour, merci, au revoir, comment tu t’appelles mais le plus important de tous c’est celle ci : PAS DE PROBLÈME. Utile dans toute les situations, quand un taxi doit s’arrêter pour vérifier son niveau d’eau en plein milieu du trafic, quand tu ne sais pas quand tu vas partir car le bus n’est pas encore complet ou encore quand il répare ses plaquettes de freins avec de la corde …
Plat locauxNous campons dehors, dégustons les plats locaux et apprenons à nous connaître. C’est fou ce que passer une semaine sur une pirogue tous ensemble ça soude. On se rend compte aussi du confort que l’on a de pouvoir dormir dans un lit et de prendre une douche avec de l’eau courante et non pas du fleuve. Je ne vous ai pas dit mais ce fleuve est sacré donc les Malgaches l’utilisent pour faire à manger, la lessive, se laver et accrochez vous bien… le boivent.Après cette semaine riche en émotions et découvertes me voilà de retour à la capitale pour me préparer à courir. Je suis donc prête à pour ces 31 kms dans les montagnes de Tananarive. Pour ceux qui n’ont pas eu le temps de lire mon expérience lors de cette course, je vous la laisse découvrir. Un vrai trail, une vrai souffrance mais encore une fois, une telle joie d’avoir accompli cela : http://worldwildrunneuze.com/pourquoi-vous-ne-devez-pas-courir-deux-trails-en-lespace-de-deux-semaines/
Les jours qui ont suivit la course, je me suis reposée, un peu. Pas trop non plus, j’ai du mal à tenir en place c’est ça le problème… Donc me voilà partie pour aller surfer sur la partie est de l’île : Mahombo.Mahombo, où comment devenir pro en surf…
Sous les bons conseils des propriétaires de l’auberge dans laquelle je logeais à Tananarive, je me dirige vers Mahombo prête à apprendre à nouveau à surfer. J’en ai uniquement fait lors de différents voyages mais l’espace d’une heure ou deux… On y croit cette fois ci c’est la bonne. Je prends donc très tôt un taxi brousse. Un nouveau terme pour désigner un bus local. Ce n’est pas possible, ça change tout le temps de nom !Tamatave MadagascarJ’arrive dans la grande ville de l’est de Madagascar, Tamatave ou ville salée en Malgache car elle se trouve en bord de mer. Je me dirige vers de nouveaux bus locaux pour rejoindre la ville de Mahombo. Et là je me fais alpaguer de tous les sens et dans le sens propre du terme. Tout le monde se bat pour que je monte dans leur bus, mon sac est trimballé de toit en toit car c’est la qu’est stocké votre sac. Finalement, après négociation ardue, je me retrouve à l’avant d’un bus que j’ai choisi et c’est parti. Les prochains jours seront réservés à la détente et au surf, ça tombe bien je suis reçue comme une reine au Vanilla Café. Oliva et Hasina ont un hotel/restaurant à 100m de la mer, l’endroit est idéal. Je rencontre sur mon chemin un pro de surf : Nicolas. Il va me coacher c’est sur. C’est donc le sur lendemain de mon arrivée que nous allons apprivoiser les vagues dès le petit matin. Expérience réussie, je ne me débrouille pas si mal, pas une vrai rideuse mais je me lève, c’est l’essentiel. Après ce bref épisode, je retourne sur la capitale, pour mon dernier week-end, je vais aller courir dans un groupe de coureurs : le Hash.Le Hash, a running group with a drinking problem, ce n’est pas moi qui l’ai dit…
Dans les Français que j’ai rencontré lors de la course, Maxime me propose de le suivre pour participer à un événement qui est organisé toutes les deux semaines : le Hash. Alors qu’est ce que c’est exactement ? Dans le Hash, il y a deux équipes, les lièvres et les chiens (ou la meute). Les premiers sont chargés de tracer un parcours  de quelques kilomètres en y mettant des difficultés et aux seconds de trouver le bon chemin. Par exemple, s’il y a une intersection, il faut trouver la bonne direction, une fois trouvée, à la meute de crier « On – On », ce qui signifie on continue dans cette direction. Ce parcours se fait principalement en courant mais peut être fait en marchant. Cela permet de faire une activité sportive en découvrant de nouveaux paysages et en rencontrant de nouvelles personnes. Une très belle initiative qui existe également dans d’autres pays.
Nous sommes le 13 mai, il est temps de quitter cette belle île qu’est Madagascar. Un pays magnifique tant par ses paysages que par ses habitants. A l’heure où je vous écris j’y suis même retournée, c’est pour vous dire…

En attendant que je vous montre mon merveilleux périple à Madagascar et les femmes que j’ai rencontré en vidéo, je souhaitais vous parler à nouveau de mon objectif dans ce voyage de deux ans : récolter 10 € par kilomètre parcouru au profit de La Fondation Motrice.
A l’heure actuelle je suis à 175 € et je devrais être à 1950 € récolté car j’ai déjà couru 195€. Alors aidez moi à remplir cet objectif et vous pourrez choisir ce que je porterai pour mon prochain marathon en Inde : Zendurance marathon le 18 juillet. Regardez cette vidéo, aidez la Fondation Motrice à faire avancer la recherche et partagez : https://youtu.be/EFhf2WP9doQ

Voici le lien vers la page de dons : http://alvarum.com/worldwildrunneuze

Dans quelques jours je pars pour l’Inde, une nouvelle aventure pour mois et une nouvelle culture à découvrir. Hâte de vous raconter tout ça !

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