" Si courir ou marcher était notre seul but, nous passerions à côté de moments inoubliables "

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Ca y est cela fait 4 mois que je suis partie de France et plein d’histoires me sont déjà arrivées… C’est ce qui fait le charme du voyage et les souvenirs.
Et il s’en est passé des choses dans mon périple il y a 1 mois. Accrochez-vous ! 
Maud au kenyaJ’avais initialement prévu de traverser le Mozambique pour rejoindre l’Afrique du Sud mais qui dit voyage dit forcément imprévu. En me renseignant sur les actualités du Mozambique et en demandant autour de moi, je me suis vite aperçue qu‘il était dangereux de traverser le pays à cause des inondations. Pourquoi ? Car ces inondations rend impraticables les routes. Il y a aussi des coupures de courant et d’accès à l’eau courante ce qui engendre des émeutes. Et personne n’aime les émeutes pas vrai ?
Tazara – Le TGV à l’Africaine
Nous sommes le 24 mars et me voici en route pour la Zambie. C’est la première fois que je vais prendre le train en Afrique, j’ai hâte de vivre cette nouvelle expérience. J’essaye d’utiliser le moins l’avion et de privilégier le bus et le train. Je réserve donc un train en direction de la Zambie pour me rapprocher de l’Afrique du Sud. Il traverse tout le pays puis la moitié de la Zambie. La guichetière en me remettant mon ticket (de la taille d’un ticket de métro) me dit que j’arriverais dans deux jours. Elle me précise qu’il faut absolument prendre un billet première classe car sinon je passerais le trajet assise. Il faut en avoir de bons fessiers ! Ce sera donc première classe ! J’achète un roman, ça me fera passer le temps… J’ai également quelques semaines de retard sur mon journal de bord, ça ira. Elle ne m’avait cependant pas indiqué que le train aurait 2 heures de retard. Habituel ici !

trainHeureusement, je rencontre d’autres voyageurs. Une fois rentrée dans le train, je découvre mes colocataires pour ces deux jours : une femme avec ses deux enfants et une étudiante. Elles ne parlent que très peu anglais, on va se débrouiller pour communiquer. Me voilà partie pour deux jours de transport ou devrais-je dire de ballottements car oubliez ce que vous connaissez sur le TGV, il faut repartir 50 ans en arrière.

Je discute, le lis, j’écris, je mange, je dors, voyager 2 jours, vous fait revenir aux besoins assez fondamentaux. Au bout du premier jour, nous partageons nos déjeuners et nos dîners avec mes colocataires comme si nous étions de la même famille. Le lendemain, alors que nous nous arrêtons à une station, je fais la plus grosse erreur de voyageuse : j’achète une batterie portable entre deux gares. Vous pensez que ça peut être une bonne idée mais quand on achète une batterie portable il faut acheter le chargeur de cet objet.  Mais moi non, je n’y ai pas pensé. Donc impossible de charger mon téléphone ! Bref, la morale de l’histoire c’est : N’achetez pas de matériel électronique dans la rue, c’est de l’arnaque à coup sur !

Zambie et les chutes victoria
chutes VictoriaArrivée à Kapiri au milieu de la Zambie après deux jours de train, je me renseigne pour prendre un bus local qui m’emmènera à la capitale : Lusaka. Nous sommes le 26 mars et il est déjà 16h, la nuit va tomber bientôt. Il faut que je me dépêche pour ne pas voyager de nuit. En Afrique c’est déconseillé car c’est à ce moment que les accidents arrivent le plus souvent. Je trouve une place dans un bus et quand je dis place je veux dire, je m’assoie sur un strapontin entre le chauffeur et le passager de devant. Pas de ceinture et ça tombe bien le passager m’annonce qu’il vient de perdre son frère dans un accident de voiture ! C’est dans ces moments où je croise les doigts pour que tout ce passe bien. J’arrive saine et sauve à Lusaka après 3h de trajet en bus déposée gentiment par le chauffeur du bus dans une auberge où d’autres voyageurs ont élu domicile.
Je consacre le jour suivant à préparer mon départ pour Livingstone, là où se trouve les plus belles chutes d’Afrique : Les Victoria Falls. Après quelques soirées avec des locaux pour tenter d’apprendre à danser comme eux (ce n’est pas gagné ! ), je vais visiter ces chutes. Important si jamais vous vous y rendez, un K-way étanche est d’une grande utilité sinon vous finirez trempé jusqu’aux os… Mais quelle vue splendide, on se sent des plus petits face à cette beauté de la nature, classée dans les 7 merveilles du monde. Waou ! Je vais jusqu’au bout de l’expérience dans les chutes et décide d’aller faire du rafting… Et je vous assure c’est le rafting le plus intense du monde. Rien à voir avec la descente de l’Ardèche !
Quelques jours plus tôt j’avais rencontré un Brésilien/Allemand/Globe trotteur : Franz. Nous avons décidé de faire un bout de chemin ensemble pour rejoindre l’Afrique du Sud. J’irai ensuite à Madagascar et lui en Inde.
Botswana et sa saison des pluies
Le 31 mars, levés aux aurores nous prenons un taxi qui nous emmène jusqu’à la frontière pour que nous prenions un bus. Cette fois ci, je traverse grâce à un bac entre la Zambie et le Botswana. Je découvre un contrôle des plus étranges, la désinfection des chaussures. Je ne sais pas si on peu parler de désinfection des chaussures car il faut tremper ses pieds dans un bac qui ne semble rien désinfecter mais je m’exécute, je ne veux pas blesser les autorités locales.
le Delta d’OkonvongoAprès une journée de transport, nous voilà arrivés à Maun, prêts à visiter le Delta d’Okonvongo. Un des plus grands Delta au monde. Nous ne partirons que quelques jours plus tard, il n’y a plus de places… Une tente achetée et une réservation faite, il est temps de prendre une pirogue pour nous rendre au campement et vivre au milieu de la faune locale. Ce n’était sans compter une pluie torrentielle qui a, comment dire, complètement ruiné notre expérience… J’exagère un peu, heureusement que nous étions plusieurs (française, finlandaise, allemande, brésilien et botswanien) et que les anecdotes de chacun nous ont aidé à passer le temps. De retour à l’auberge de jeunesse, nous avons séché nos affaires et dormi dans un endroit chaud ! Oh le bonheur…
Le lendemain pas le temps de se reposer nous fonçons vers la Namibie ! Bus et stop sont au programme, c’est parti. Je suis rodée maintenant, même plus peur !
Le désert de Namibie
Finalement, un seul bus nous amène jusqu’à la frontière. Mais quel bus ! Volume à vous percer les tympans, changement de roue, amende pour excès de vitesse et demandes en mariage à gogo. Je suis servie ! Arrivée en Namibie, nous prenons avec Franz un premier puis un deuxième taxi pour rejoindre Windhoek la capitale. Avec une population de 2 millions d’habitants, la Namibie n’a pas un réseau de transport en commun très développé. On rencontre une femme qui partage notre trajet et me demande expressément de regarder la route… Une grande première depuis le début de mon voyage. Je comprends que c’est à cause des zébus, antilopes et girafes qui traversent les routes et causent la plupart des accidents ici.
le desert de NamibieEnfin arrivés à Windhoek, nous nous installons et profitons du week-end de Pâques pour se détendre. Petit couac pendant ce week end, mes chaussures de course ont été volées. Tant pis ce n’est que matériel, ça a dû sans doute faire le bonheur de quelqu’un.
Nous partirons quelques jours plus tard dans le désert car les agences de location de voitures sont fermés. Nous rencontrons Tastu, Yuka, Annemiek et Casey qui ont tous une histoire différente. Tastu et Yuka sont deux japonais partis à différentes périodes mais ont tout deux envie de parcourir le monde. Annemiek une infirmière hollandaise et est en Namibie pour aider des orphelinats. Quand à Casey elle reste plutôt quelques mois en Afrique et retournera travailler en Australie.
Puis direction le désert de Namibie avec Franz et Tatsu. Après une journée de voiture nous nous retrouvons au beau milieu de nulle part entourés de sable et d’étoiles. Quel magnifique spectacle !
Le lendemain nous profitons également d’un deuxième spectacle, le lever du soleil sur la plus haute dune du désert. A couper le souffle ! Puis nous continuons par découvrir une partie du désert asséché comme un petit désert de sel….
Apres cette expérience unique, nous faisons un détour par Swakopmund, une ville sur le bord de l’océan Atlantique. Il m’a fallu exactement 15 jours pour passer de l’océan Indien a l’océan Atlantique ! 
Après tout ces pays parcourus, il me faut rejoindre l’Afrique du sud, j’ai une course à faire quand même.
Enfin l’Afrique du Sud
Du bus, du bus pour traverser l’Afrique du Sud, c’est le moyen le plus simple. Première étape : Capetown. J’en suis tombée littéralement amoureuse. Si vous aimez la nature, la mer et les villes vivantes, cet endroit est fait pour vous. Entourée de “Table Mountain”, que vous pouvez monter en une journée, et non loin du Cap de la Bonne Espérance, Capetown regorge d’autres activités en tout genre.
Afrique du sudJ’ai continué mon aventure seule par la suite car je devais être le plus rapidement possible à ma course. J’ai donc fait un petit arrêt à Port Elizabeth et aussi à Johannesburg. Je suis allée à la découverte de cette ville et notamment du musée de l’apartheid. C’est une vrai claque que vous prenez, vous comprenez petit a petit les horreurs, le racisme et les tueries qui ont eu lieu en Afrique du Sud il y a seulement 40 ans.
Je me rends quelques jours plus tard a Middleburg, ville à 200 km de Johannesburg. Je suis prête à courir mon premier Trail. 21 km 500 mètres de dénivelé ! Il se passe plutôt bien, et le paysage est magnifique. J’y ai pu rencontré des coureuses qui ont une vision de la course différente des Tanzaniennes et Kényanes. Également, j’ai fait la connaissance de Sud africains pendant mon Trail qui m’ont accepté comme leur famille et m’ont invité à leur barbecue à la fin de l’épreuve. C’est fou comment ils sont gentils !
Après ce très long périple, je file vers Madagascar avant de quitter l’Afrique.
Ayant des sacrés problèmes avec la connexion internet, ma nouvelle vidéo n’est toujours pas disponible mais j’espère vous la montrer très vite. A bientôt pour de nouvelles histoires (peut être plus courte cette fois ci…)
N’oubliez pas aussi que je soutiens la fondation motrice et que je récolte des fonds pour eux. Merci de les soutenir et de partager le lien suivant : http://www.alvarum.com/worldwildrunneuze

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