" Si courir ou marcher était notre seul but, nous passerions à côté de moments inoubliables "

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Bienvenue aux nouveaux et j’espère que je nous vous ai pas trop manqué pendant 1 mois aux « anciens ». J’espère que ma première vidéo vous a plu. Si jamais vous ne l’avez pas vu allez jeter un coup d’œil ici :https://www.youtube.com/watch?v=pcOP59uwxoY

Je suis actuellement en Afrique du Sud d’où je vous écris et j’ai quitté la Tanzanie il y a deux semaines en traversant 3 pays ! Patience je vous raconte tout cela dans un mois. En attendant faisons un petit retour sur la Tanzanie !

Bye Bye Kenya, Welcome to Tanzania :

KenyaLe 20 février, je suis partie à Moshi en bus. Je ne sais pas si je vous ai dit mais au Kenya les bus partent à 7h. Oubliez les grasses mat’ ! Réveillée à 5h30 ce jour là, je monte in extremis dans un bus local dans lequel, comme dans quasiment tous les transports que je prends, je suis la seule « Mzungu ». Alors que veux dire ce mot : ce sont toutes les personnes qui ne sont pas kiswahili : en gros les touristes blanc ou ceux qui ne parlent pas leur langue. C’est assez génial comme expérience car je découvre vraiment comment voyagent les locaux. Assise à côté d’un ancien chauffeur, il m’a expliqué comment allait se dérouler le trajet : 4 heures de route et le reste en piste soit 6 heures. Encore une nouvelle expérience ! Je quitte officiellement le Kenya et je vous explique comme je l’ai fait : j’ai marché. Fermez les yeux et oubliez tout ce que vous savez sur les frontières ultra-sécurisées… Ca y est ! Ouvrez les à nouveau et vous êtes à la frontière entre le Kenya et la Tanzanie. 300 mètres de terrain vague avec des camions un peu partout !

Moshi, la ville du Kilimanjdaro :

 Moshi, la ville du KilimanjdaroArrivée à Moshi, après 15h de bus. Nelson et Dominicain du camp de Holili club, le coach et le directeur que j’avais contacté plutôt, m’ont accueillie. Je suis aux anges ! Je m’aperçois que les Tanzaniens sont vraiment très sympas. Après une nuit passée dans un hôtel, je trouve une auberge de jeunesse où je suis la seule cliente. Très inattendu car normalement dans ce genre d’endroit vous avez la possibilité de rencontrer des dizaines de personnes. Tant pis, ça me laissera du temps pour travailler sur ma vidéo. J’ai également un programme chargé : interviewer des athlètes et assister à une compétition pour départager les meilleurs athlètes Tanzaniens pour le championnat du monde d’athlétisme à Pékin cet été. C’est très intéressant de voir comment l’organisation de cette compétition est faite : rien à voir avec les compétitions organisées en Europe. Les horaires ne sont pas franchement respectés mais ce n’est pas gênant la compétition aura lieu plus tard. « Pole pole ! » Une nouvelle expression que j’ai apprise ici. Cela signifie tranquille tranquille mon ami, on y va doucement, tout va bien se passer. Au bout d’un certain temps on s’y habitude…

A la fin du mois de février et après une semaine passé dans cette charmante ville à m’entrainer, des nouvelles personnes arrivent. Des coureurs venus pour le marathon du Kilimanjaro du monde entier, mais aussi des touristes venus pour monter le Kilimanjaro. Les auberges de jeunesse sont très propices aux rencontres. Je fais la connaissance entre autres de Carl, un Suédois qui en est à son 10e marathon, de Marc, un Sud Africain qui n’a jamais couru de semi marathon, Gauthier, un Français qui a l’habitude de courir mais jamais de marathon et Sungi, une Tanzanienne que j’avais rencontrée la semaine précédente pendant la compétition à Arusha.

Le marathon du Kilimanjaro :

Kilimanjaro marathonLe jour du marathon je suis prête à courir 4h30 le marathon du Kilimanjaro, j’ai bien dormi, bien mangé et ai fait une cure d’eau pendant plus d’une semaine. Bon 4h30, ce n’est pas un temps de marathonnienne Tanzanienne mais comme on dit doucement mais surement. Dans quelques temps je courrai moins de 4h. Je cours le marathon avec Gauthier, tout du long je le « coache » si on peut dire car quand on court une première compétition on a toujours envie d’aller vite… Moi la première ! Mais après quelques compétitions j’ai compris.

Nous rencontrons plein de personnes sur notre passage : Japonais, Israélien, Tanzanien, Français, Américain…. Tout le monde est venu exprès pour ce marathon hors du commun. Et je vous assure il est vraiment différent des marathons européens. D’une à cause de la chaleur et de deux à cause du relief : 600 mètres de dénivelé c’est pas n’importe quoi. Je le fini après 4h30, comme prévu, ravie d’avoir fini mon deuxième marathon. Maintenant place au repos !

Marangu Falls et Arusha :

Bon quand je dis repos, c’est plutôt du repos au niveau de la course car le lendemain du marathon je suis allée visiter des chutes d’eau non loin de Moshi. 1h30 en « Dala-Dala ». Alors qu’est ce que c’est encore ce nouveau mot ? C’est un moyen de transport qui est assez inédit. C’est une sorte de mini van où vous pouvez installer 15 personnes mais c’est en fait 25 personnes qui y rentrent. Bien entendu, le mini van ne part pas tant qu’il n’est pas complet. Du coup, vous pouvez attendre 30 minutes à 1 heure avant de partir. Au final vous vous retrouvez dans une voiture avec une poule vivante sous votre siège et un sac de fruit sur les genoux. A  absolument faire !

Marangu Falls et ArushaRevenons aux chutes, c’est un endroit magnifique, très calme et reposant mais où il faut tout de même marcher. Après 2 heures de marche, nous avons appris à torréfier du café en mode artisanal. C’est plus facile que je ne le pensais. Il faut juste enlever la couche de protection des grains, les griller dans une poêle et les moudre. A faire tout les matins, ça doit pas être évident….

 Après les Marangu Falls, j’ai pris la direction d’Arusha. Accueillie par Sungi, j’ai pu découvrir la ville et aller interviewer des athlètes. Thomas, le coach du camp de la ville m’a beaucoup aidé à trouver les bonnes personnes à interviewer.  Après quelques jours, j’ai pu rencontrer six athlètes avec toutes des profils différents. Encore une fois les échanges étaient vraiment intéressant même si la communication est difficile car toutes ne parlent pas anglais. Une fois les interviews terminées, Sungi m’a fait découvrir sa culture et notamment comment cuisiner les Chapati dont je vous avez parler la dernière fois. Maintenant, je suis une pro du Chapati ! Et je vous donne un petit secret mais ne le dites à personne : c’est l’huile qui fait toute la différence.

Zanzibar, mon coup de cœur de la Tanzanie :

ZanzibarDernière étape de mon voyage en Tanzanie, Zanzibar pour me reposer et reprendre la course peu à peu. Je découvre une île au milles nuances de bleu, aux habitants plus gentils les uns que les autres, à l’atmosphère reposante. Serais-je au paradis ? Je profite pour faire de la plongée et pour aller nager avec les dauphins. Waou ! Cette ile est magique. Les rencontres avec les locaux et les voyageurs comme moi resterons aussi gravé dans ma mémoire car cette ile est hors du temps. Vous avez l’impression de connaître la personne que vous venez de rencontrer depuis toujours. Impressionnant. Je pourrais vous en parler plus longtemps mais aller jetter un coup d’œil sur l’article que j’ai rédigé sur ce coin de paradis : http://worldwildrunneuze.com/zanzibar-un-petit-coin-de-paradis-sous-mon-coin-de-tanzanie/

 Après Zanzibar, je suis retournée à Dar Es Salaam, accueillie par Eric, une ami d’Elsa, qui m’a fait découvrir aussi la ville et ses alentours. Enfin, nous sommes le 24 mars, j’ai réservé un train pour la Zambie et non pas le Mozambique car les inondations rendent impraticable le pays. Je prends la direction de l’Afrique du Sud…  Si jamais vous n’avez pas vu la vidéo sur la Tanzanie voici le lien : http://youtu.be/e8FIWGPuFXc 

N’hésitez pas partager la vidéo et à me poser toutes les questions que vous voulez, je serais ravie d’y répondre.Je vous laisse visionner la vidéo et je vous dis à dans un mois…

Maud

La World Wild Runneuze

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